Testing combinaison Archi Zerod

Présentation de la marque Zerod

En tant que triathlète, c’est un honneur de tester un produit de l’équipementier officiel de la Fédération française de triathlon.

Pour ceux qui ne connaissent la marque Zerod : C’est une marque française basée à Castries, près de Montpellier. La marque a été fondée en 2007 par deux frères, anciens triathlètes internationaux, Pierre et Frédéric Dorez.

Plus qu’une marque, Zerod est une véritable institution, un style de vie avec un seul le leitmotiv : la passion du triathlon. Son nom traduit directement ses valeurs : Zéro Drafting, Zéro Déception, Zéro DNF (abandon), Zéro Dopage… où performance, innovation et fonctionnalité sont les maîtres mots.

Histoire de la conception des combinaisons de triathlon

En 2022, l’équipe R&D de Zerod renouvelle intégralement sa gamme, un changement sans précèdent pour une marque de cette ampleur. Cette nouvelle gamme a été totalement pensée pour répondre aux exigences et à la performance des athlètes internationaux.

La nouvelle gamme a donc été cocrée avec des triathlètes amateurs et professionnels en rassemblant ainsi des milliers de retours produits après d’innombrables heures de testing.

Nouvelle gamme

Il faut savoir que la nouvelle gamme Zerod (de 2022 déjà) s’articule autour de l’identification de « familles » de triathlètes ayant des besoins bien spécifiques. Il y a 3 familles de produits comprenant 2 modèles ; un modèle plutôt entré de gamme et un second dont les caractéristiques viennent approfondir la technicité et la performance.

La première famille est la famille de combinaisons Archi, conçue pour les triathlètes à la recherche de flottabilité principalement. Ces combinaisons s’adressent plutôt aux nageurs débutants qui souhaitent améliorer leur ligne de flottaison à la surface et aux triathlètes ayant une forte densité musculaire au niveau des quadriceps et qui veulent compenser le manque de flottabilité.

Les deux autres familles sont les combinaisons Flex pour ceux qui recherchent la flexibilité et la liberté de mouvement. Enfin, la dernière famille est la Fuzion pour ceux une combinaison sans compromis entre flottabilité et flexibilité.

Toute la gamme est confectionnée avec du Néoprène Yamamoto, un néoprène d’origine calcaire (et non à base de pétrole) qui est de grande qualité et a la réputation d’offrir une grande flexibilité. Il offre une excellente flottabilité et une meilleure isolation thermique tout en permettant de grande amplitude de mouvement.

Place au test !

De mon côté, j’ai eu eu la chance de tester le modèle Archi, le modèle d’entrée de gamme, pour femme à 325€.

Conditions du test : La combinaison a été testée deux fois dans un lac à 18/19°C.

Premières impressions au déballage :

Ma première réaction a la vue de la combinaison est « Mais comment je vais bien pouvoir rentrer là-dedans ? J’ai pris trop petit ! »

Pourtant avec mon mètre 62 et mes 52 kg, je corresponds parfaitement aux mensurations de la taille S/M fournie. On verra en essayant, de toute façon, les combinaisons néoprènes : ça serre !

La deuxième pensée qui me vient à l’esprit en voyant la combinaison est qu’elle doit être bien solide vu son épaisseur ! Les épaisseurs varient en fonction des parties du corps : de 2 mm au niveau des bras à 4 mm au niveau des jambes donnant à la combinaison cette impression de robustesse. Malgré cette qualité, je remarque toutefois de petites traces de griffures sur les manches. Il va falloir l’enfiler avec précaution.

La troisième impression (et non la moindre) : elle est super jolie ! On ne va pas se mentir, avec nos combinaisons en néoprène, notre bonnet et nos lunettes, la partie natation n’est pas la plus flatteuse alors avoir une jolie combinaison ça change un peu… Cette caractéristique sera d’ailleurs appréciée de mes coéquipiers lors du test qui ne tariront pas d’éloge en l’honneur de cette combinaison Archi de Zerod.

Sensations à l’essayage :

A l’habillage, je passe très facilement les jambes, le néoprène Yamamoto 38 glisse très bien sur la peau. Un bon point qui rassure en vue des transitions natation-vélo. Enfiler les bras devient toutefois un peu plus complexe. Les manches sont vraiment très fines !

Je me demande comment je vais réussir à l’enlever (rapidement) surtout avec ma montre qui ne quitte pas mon poignet (et encore moins en compétition !). Je réussi malgré tout à enfiler les bras en douceur, en évitant d’accrocher avec mes ongles et à bien faire passer ma montre. A voir s’il vaut mieux avoir la montre sur ou sous la combinaison selon vos préférences. J’avoue que je préfère l’avoir à vue donc toujours sur la combinaison mais moins pratique pour se déshabiller ensuite.

Une fois la combinaison bien mise, on s’y sent à l’aise et confortablement vêtue. Elle ne serre pas du tout malgré mes appréhensions.

Concernant la fermeture, elle est classique : de bas en haut et facile à fermer seule. Parfait si on souhaite s’entraîner en autonomie. Un petit scratch permet d’accrocher le zipper en haut, parfait pour le fixer et l’avoir à portée de main lors de la sortie de l’eau.

À l’eau !

Maintenant que la combinaison est bien mise, il est temps de se jeter à l’eau pour le test !

J’ai la chance d’habiter proche d’un lac, accessible pour faire quelques longueurs et l’endroit est adéquat pour réaliser ce test avec une température de l’eau d’environ 18/19°C. Parfait pour un début de mois de mai. Dès les premiers coups de bras, je vois que la combinaison tient bien sa promesse et que la première grosse sensation que je ressens est la flottaison hors du commun. Plus besoin de me préoccuper de mes jambes !

Elles sont bien stables sur la ligne de l’eau, seulement de légers battements suffisent à les maintenir parfaitement à l’horizontal. A moi maintenant de bien utiliser mes bras pour nager. En parlant de bras, malgré l’étroitesse des manches, je me sens relativement à l’aise et libre de mes mouvements dans la combinaison. Même si, bien sûr ce n’est pas comme si on avait les bras véritablement « libres » et nues comme avec un maillot de bain.

Côté maintien thermorégulation, malgré la fraîcheur de l’eau,je n’ai pas du tout froid. Je me sens même super bien dans l’eau.

Un autre point à mettre en avant est la forme de la combinaison. En effet, en nage en eau libre, un des points redoutés par un grand nombre de nageurs est la sensation d’étouffement au niveau du cou de certaines combinaisons à cause de la pression de l’eau au départ notamment (le départ de triathlon sont déjà assez éprouvants avec les coups des concurrents…).

Avec la Archi, pas de soucis de ce côté-là ! La forme de la fermeture au niveau du cou de la combinaison est bien évasée.

Fin du test : Déshabillage !

Comme redouté, j’éprouve des difficultés à sortir les poignets de la combinaison. Il faudra tirer assez fort pour réussir à se débarrasser des manches et jouer des tours pour libérer la montre coincée.

Pour contrer cet inconvénient, il faudrait tester avec un produit gras, comme de la vaseline. Heureusement, le bas glisse tout seul et les jambes n’ont pas de mal à passer.

Avantages

  • Flottabilité au top !
  • Tailler parfaitement
  • Néoprène Yamamoto de grande qualité
  • Sur la version femme, col évasé qui ne serre pas.
  • Confortable
  • Bonne isolation thermique

Inconvénients

  • Moins de flexibilité
  • Bras un peu serrés, difficultés à défaire le haut

Caractéristiques techniques :


 Taille & Cuisses : 4mm Yamamoto #38 / Doublure SuperStretch
 Poitrine : 3mm Yamamoto #38 / Doublure SuperStretch
 Manches Raglan : 2mm Yamamoto #38 / Doublure MegaStretch
 Aisselles & Dorsaux : 2mm Yamamoto #39 / Doublure MegaStretch
 Genoux & Bas des Jambes : 3mm Yamamoto #38 / Doublure SuperStretch
 Enduction : SCS / Smooth Skin (dorsaux et aisselles)
 Col simple (non doublé)

Conclusion :

La combinaison Archi est parfaitement adaptée pour les débutants et les nageurs intermédiaires (comme moi) qui ne savent pas trop quoi faire de leurs jambes et qui cherchent une excellente flottabilité. Grâce au jersey Megastrech flexible, la combinaison permet une bonne souplesse et grâce à sa forme évasée au niveau de cou, on n’a pas cette sensation désagréable d’étranglement comme avec d’autres combinaisons.

Son excellent rapport qualité/prix, avec son néoprène Yamamoto de haute qualité, satisfera donc les triathlètes débutants. Pour ceux qui préfèrent être vraiment à l’aise dans leur combinaison et avoir une grande sensation de liberté, préférés plutôt la version Flex ou Fuzion de la marque Zerod.