SAINTELYON : LES CONSEILS D’EMMANUEL MEYSSAT

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Rédaction Arnaud Borron

vendredi 16 novembre 2018

De la Saintétic (12 Km) à l’épreuve reine (81 Km), vous serez plus de 17 000 à affronter la nuit lyonnaise le week-end du 1er décembre. Emmanuel Meyssat, double-vainqueur de l’épreuve en 2016 et 2017, nous livre ses précieux conseils avant le grand jour.

La SaintéLyon, « Manu » en connait un rayon. A quatre reprises, il a pris le départ de la mythique épreuve nocturne. Avec deux abandons puis deux victoires, le coureur de 38 ans a su apprendre de ses erreurs pour mener les débats. Alors qu’il tentera d’accrocher une troisième couronne à son palmarès sur l’édition 2018, Manu Meyssat revient sur quelques points clés pour réussir sa course.

Des priorités à l’entrainement Si les séances ne varient pas sensiblement d’un trail classique, les spécificités d’un parcours comme la SaintéLyon imposent des adaptations : « Sur les sorties du week-end, Il est important d’intégrer de la route car il y a de longues portions sur le parcours, traumatisantes pour les articulations. A distance équivalente, on peut ressortir plus fatigué de la SaintéLyon que d’un trail » précise Manu Meyssat. Les sorties longues, de 2 à 3 heures, seront le coeur de la préparation pour engloutir les 81 kilomètres entre Saint-Etienne et Lyon. « La priorité, c’est de s’habituer à courir de nuit et faire des bornes pour encaisser au mieux la distance. » La dernière semaine avant la course, il est important de lever le pied mais de conserver une activité régulière. « La veille de course, je fais un footing ou une petite heure de vélo et du repos le jour-J ».

Un matériel adapté Au coeur de l’hiver, la SaintéLyon révèle son lot de surprises : températures polaires, pluie, verglas et neige ont déjà rythmé les éditions, nécessitant du matériel pour toutes les situations. « Il faut prévoir plusieurs sous-couches, vêtements techniques et de quoi bien protéger les extrémités, quitte à se découvrir ensuite » conseille le trailer. « Pour les chaussures, l’important est avant tout d’être à l’aise car l’effort est long. L’an dernier, on m’a pris pour un fou mais j’ai gagné en chaussures de route ! Pour partir plus confiant, privilégiez des chaussures de trail avec une bonne accroche mais favorisez un modèle léger en prévision des portions de route. » Enfin, il faut prévoir une frontale puissante : « Evitez tout de même une frontale au faisceau « adaptatif » car avec l’éblouissement lié aux dossards ou l’éventuel brouillard, on peut ne plus rien voir ».

Anticiper l’heure de départ Caractéristique atypique de la SaintéLyon, son départ à minuit. « J’ai constaté que certains coureurs subissaient un coup de fatigue après le départ. Il est important de limiter ses efforts et de bien se reposer le jour-J, même si l’attente peut sembler longue. Si je devais insister sur une chose, c’est l’heure du dernier repas. Il ne faut pas hésiter à le prévoir 4 à 5 heures avant le départ. Le système digestif fonctionnant moins vite dans la nuit et le froid, cela permet de prévenir d’éventuels coups de mou en début de course ».

Miser sur la nutrition en course C’est le facteur le plus stratégique. « Le nuit et le froid peuvent être trompeurs. Il est primordial de bien s’alimenter et de s’adapter aux conditions météorologiques. Plus il fait froid, plus on consomme. Je privilégie les boissons chaudes aux ravitaillements, accompagné de gels liquides ou barres de nutrition consommées régulièrement. Il faut se connaître et se tester sur les sorties longues pour trouver le bon équilibre, et ainsi éviter l’hypo comme l’hyperglycémie. Enfin, pour la réserve d’eau, privilégiez plutôt une ceinture proche du corps qu’un sac à dos pour éviter d’avoir une eau glaciale, voir gelée, qui pourrait provoquer des maux de ventre ».

Gérer sa course Plus qu’ailleurs, le départ de la SaintéLyon provoque une erreur classique : partir trop vite. « On démarre sur plusieurs kilomètres de plat donc le risque de se faire emporter est grand. La course est longue, il faut se ménager et trouver le bon rythme acquis grâce aux sorties longues à l’entrainement. Malgré la faible technicité du terrain, il faut toujours rester concentré pour éviter de potentiels pièges comme des plaques de verglas. Le parcours est dans l’ensemble bien balisé et avec la masse de coureurs, il ne devrait pas y avoir de problèmes d’orientation » assure le pensionnaire de l’AC Tassin habitué à ouvrir la voie.

Merci à Emmanuel Meyssat et bon courage à tous les participants de la SaintéLyon !

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Crédits photo : Extra Sport / Gilles Reboisson